30.06.2009

Après l'incendie, du bois d'arbres comme chauffage

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Souvenons nous en début de nuit du 16 août 2007, un incendie parti de la combe de l'Angel ravagea par une assez forte tramontane 120 ha de forêt de pins sur les communes de Narbonne et Armissan. En fait, 41 ha pour notre territoire armissanais ce qui représente sur cette seule superficie 4 500 tonnes environ de bois brûlé à enlever.

En 2008, un contrat a été signé avec la société Bois Energie qui récupère ce bois brûlé et le valorise en plaquettes destinées au chauffage bois.

Actuellement un engin se trouve au « plan d'Izard » procède avec une entreprise en sous-traitance à l'abattage et au débardage de ces milliers d'arbres calcinés par l'incendie.

Le broyage « arbres et branches » est ensuite effectué par ONF - Energie, puis sera ensuite transporté par la société Riberi jusqu'au lieu d'utilisation. C'est ce que sont venus dernièrement constater le maire et des élus avec cet enlèvement d'arbres.

Mieux gérer la forêt

A l'issue de ces travaux de nettoyage, une réflexion en commun entre la municipalité et ONF sera mise en œuvre pour l'avenir et cela afin de mieux organiser la gestion de ce coin de forêt communale, par exemple installer un suivi sylvicole qui s'opposera à une régénération naturelle non contrôlée. Il se pourrait que des aménagements plus poussés voient également le jour, par exemple en venant du village et en arrivant à la grande piste du « plan d'Izard », conserver une belle vue sur l'étang de Bages, mais surtout devrions nous dire, un choix important  devrait être réalisé pour l'entretien des pistes essentielles de la forêt, ce qui permettrait une meilleure surveillance du comité communal des feux de forêt dans sa ronde estivale. Le CCFF pourrait ainsi mieux guider les pompiers et leurs véhicules en cas d'incendie, donc une meilleure approche en cas de sinistre, au détriment des petits chemins ou layons souvent impossibles à maintenir en état.

Si ces arbres étaient restés là il est certain qu'avec le temps et la force du vent bon nombre auraient fini par tomber et se pourrir au sol.

Mais soyons réalistes, si la bêtise de l'homme il en est ainsi, a provoqué une catastrophe sur ce coin de la nature du massif de la Clape, à quelque chose peut-on peut-être dire « malheur est bon » car au moins ce bois de pins servira au chauffage.